Article 8/ RESULTATS PROTHESE DISCALE

Extrait du Congrès SOFCOT
Jeudi 10 novembre 2005
Les centres de rotation intervertébraux avant et après implantation d'une prothèse discale lombaire.
Joël Delécrin, Hervé Chataignier, Jérôme Allain, Jean Paul Steib, Jacques Beaurin(Nantes)
Introduction :
L’intérêt théorique de la prothèse discale par rapport à l’arthrodèse serait de pouvoir restaurer une mobilité segmentaire vertébrale physiologique et de ne pas perturber ainsi la cinématique des étages adjacents. Le but de cette étude était d’étayer ce concept en déterminant les centres de rotation des segments intervertébraux lombaires avant et après implantation d’une prothèse discale à plateau mobile (MobidiscÒ).
Matériels et méthodes :
Il a été réalisé avant et après implantation d’une prothèse discale lombaire sur 32 patients des clichés dynamiques de profil en flexion-extension en position assise le bassin stabilisé. Un progiciel spécifique (SpineviewÒ) a permis à partir des radiographies numérisées et une reconnaissance semi-automatisée des contours des corps vertébraux le calcul des centres moyens de rotation. Le seuil minimal pour ce calcul automatique était de 5 de mobilité.
Résultats :
En préopératoire peu de centres de rotation purent être déterminés du fait de l’absence de mobilité.
=>Dans 3 cas ils sont apparus pathologiques. En postopératoire avec un recul de 3 à 12 mois, dans 13 cas ils se localisaient « physiologiquement » dans les moitiés postérieures ou du disque ou du corps vertébral inférieur prés du plateau vertébral.
=>Dans 14 cas, le centre moyen de rotation n’a pu être déterminé en raison de mobilités inférieures ou égales à 5 .
=>Dans 3 cas, pour des implants qualifiés de surdimensionnés le centre de rotation est apparu plus « céphaliquement » situé.
=>Dans 2 cas le centre de rotation est apparu trop antérieur sur des prothèses implantées trop antérieures. Aucune perturbation des centres de rotations des segments adjacents n’a été observée.
Discussion :
La mise en évidence d’un centre de rotation anormal en préopératoire pourrait être un indicateur supplémentaire d’une instabilité présumée. La prothèse discale semble dans certains cas pouvoir restaurer un centre physiologique de rotation. Mais la position et l’épaisseur de l’implant peuvent influencer leurs localisations.
Conclusion :
La restauration d’un centre physiologique de rotation du segment intervertébral prothèsé et l’absence de perturbation des centres des segments adjacents plaident en faveur que la prothèse pourrait réduire l’incidence de la dégradation arthrosique des segments adjacents en comparaison à une arthrodèse sous réserve d’une implantation et d’une taille correctes.
Source de l’article
http://www.sofcot.com.fr/www/Programme/2005/resumes%20jeudi1.htm

